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RENCONTRES INATTENDUES

 

J’expose mes toiles, tu poses tes idées, elle questionne de manière inattendue,

il partage ses rêves, nous réagissons, vous engrangez…

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évènements mai et  juin 2020

au fil des envies et des rencontres

Une belle réflexion sur l'art

 

 

L’art commence par l’étonnement

 Réflexions/ Variations sur un thème …. par Olivier Desbordes

 

La "mise en ordre de l’acte créatif" pour ne pas faire entendre le scandale qu'est toujours une oeuvre artistique... - Paganini

 

La philosophie commence par de l’étonnement - Aristote 

 

Au regard de de la phrase usuelle dans le milieu de la culture : « un spectacle singulier qui ouvre le champs des possibles… »

 

Un spectacle qui suscite l’étonnement a une autre dimension qu’un spectacle singulier.

La singularité n’est autre qu’une différenciation des autres qui le rend juste « repérable » destiné à se distinguer !

 Un projet qui suscite l’étonnement met en place des perspectives beaucoup plus larges et moins factuelles… l’étonnement ouvre …  la singularité isole !

 

Ne parlons pas du « champ des possibles » qui est une traduction matérialiste de la singularité… dans le champ des possibles il y a « possible » qui est une sorte de barrage contre l’imaginaire… juste le possible… la notion est donc particulièrement bourgeoise !

D’une bourgeoisie qui s’effarouche dans des aventures qui ne vont pas au delà d’un « champ » à portée de vue !

L’étonnement n’est pas concret, pragmatique, capitaliste ou libéral … il ouvre un espace de liberté, la liberté de recevoir une émotion et d’en faire ce qu’on veut… la liberté de penser individuellement sans se mettre dans le moule et le cadre du « champ » ! L’étonnement c’est le début de l’homme pensant et construisant sa liberté.

 

La philosophie commence par de l’étonnement dit Aristote !

L’étonnement de l’artiste qui cherche, qui trouve une solution imprévue, l’étonnement du spectateur qui ouvre son imaginaire … l’étonnement est la fonction primordiale de l’acte artistique.

La raison, la stratégie, la singularité, la dramaturgie sont des spécialités médicales pour « opérer » le sujet culturel pour ne pas dire le « charcuter » , si le passage par l’étonnement est mis de côté.

Il s’agit finalement de comprendre qu’entre les outils et l’esprit de l’œuvre il y a autant de différence qu’entre la vie quotidienne et la grâce !

 

La sémantique culturelle n’est sans doute qu’un charabia d’entre soit pour coder l’imaginaire, l’embrigader dans une pensée générée par les maitres du sérail .

C’est une mise en ordre de l’acte créatif pour pouvoir le classer dans telle ou telle famille de pensée.

C’est l’acte concentrique d’une bourgeoisie culturelle qui se ferme sur soi et sa liberté de penser bridée, souvenir d’un étonnement fugitif vite capturé par un système hiérarchique.

 

La création des scènes nationales a été la création de cette noblesse de province qui s’est accaparée très rapidement le noble devoir des maitres à penser la culture ! Le charabia « socio professionnel » s’est vite institué pour coder cette noblesse qui est devenue par le fait des chaises tournantes, très vite consanguine et au langage appauvri d’une pensée unique, codée et ministérielle.

 

L’art commence par l’étonnement, il faut rétablir cet art là, ce théâtre là et accepter la diversité des étonnements et cesser de vouloir mettre le public au diapason d’un proposition unique.

En un mot croire à la liberté de chacun au delà du champs réduit du possible, au delà justement du possible pour penser l’impossible, pour inventer des pensées…

Etre singulier dans le possible c’est être un lampadaire de style nouille dans un salon louis XV : c’est aménager un imaginaire réduit dans un intérieur convenu ! C’est définir la liberté comme celle d’une vache dans un enclos de barbelés !

 

Pourquoi donc faire ce métier ?

Ou bien : arrêter de le faire quand on ne s’étonne plus !

Passer à autre chose ?

 

Olivier DESBORDES/2019

Quelques oeuvres de l'artiste Patrice Gouron sont exposées dans la boutique (cliquez sur "restons curieux" pour en savoir plus sur l'artiste)

Une incursion dans le monde des buvards et des illustrateurs de l'époque (cliquez sur "restons curieux pour savoir si vous êtes papibeverophile)

Une prochaine exposition/vente des objets fabriqués par Claire Verschaeve/AfriClaire

prévue du 28 mai au 7 juin 2020

REPORTÉE A LA RENTRÉE DE SEPTEMBRE

chez Miss Marple, 45 rue de la Sablière Paris 14

Avec le wax, tissu des pagnes africains,  elle taille, bâtit, coud, découpe, invente de ravissants objets dont des éventails, des tabliers japonais, des essuies mains, des sacs multi fonction  … et c’est pour la bonne cause

Qui est-elle  et que fait-elle ?

Claire Verschaeve aime l’Afrique et s’est investie depuis des années dans le partage de son savoir faire avec un groupe de femmes sénégalaises afin que celles-ci par la fabrication et la vente d’éventails améliorent leur quotidien.

 

Claire est autodidacte, passionnée par l'Art, l'Antiquité, la création, la peinture, élève aux Beaux Arts de Boulogne-sur-Mer, animatrice bénévole d'un atelier Renov'Deco au Centre Audrey Bartier (Wimereux)…

La Maison Miss Marple, sensible à cette démarche personnelle, libre et bienveillante, lui ouvre ses portes et lui confiera ses vitrines en septembre ou octobre 2020

de si jolis cadeaux à faire!  et des bénéfices qui partiront majoritairement, en dons à des fondations.